Pour
d´autres paroles
COMME TOI
(Jean Jacques GOLDMAN)
Elle avait des yeux clairs
Et la robe en velours
À côté de sa mère
Et la famille autour
Elle posait un peu distraite
Au doux soleil de la fin du jour
La photo n´est pas là
Où l´on peut y voir
Le bonheur en personne
Et la douceur d´un soir
Elle aimait la musique
Surtout Schubert
Et puis Mozart
Comme toi...
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui ...
Elle allait à l´ école
Au village d´Anvers
Elle apprenait les livres
Elle apprenait les voix
Où chantaient les grenouilles
Et les princesses d´autrefois
Elle aimait sa poupée
Elle aimait ses amis
Surtout Ruth et Anna
Et surtout Jérémie
Ils se marieraient un jour
Peut-être à Varsovie
Comme toi...
Elle s´appellait Sarah
Elle n´avait pas huit ans
Sa vie, c´était douceur
Rêve et nuages blancs
D´autres gens en avaient
Décidé autrément
Elle avait tes yeux clairs
Et elle avait ton nom
C´était une petite fille
Sans histoires et très sage
Mais elle n´était pas née
Comme toi ici et maintenant
Comme toi...
Tournent les violons
(J. J.
Goldman)
Grande fête au chateau il y a bien longtemps
Les belles et les beaux, nobliaux, noble sang
De tout le royaume on est venu dansant
Tournent les vies oh tournent et s´en vont
Tournent les violons
Grande fête aux rameaux et Manon a seize ans
servante en ce château comme sa mère avant
elle porte les plateaux lourds à ses mains d´enfant
Le bel uniforme, oh le beau lieutenant
Différent des hommes d´ici blond et grand
Le sourire éclatant d´un prince charmant
Redoublent la fête et les rires et les danses
Manon s´émerveille en remplissant les panses
Le bruit, les lumières, c´est lui qui s´avance
En prenant son verre auprès d´elle il se
penche
Lui glisse à l´oreille en lui frôlant la hanche
Tu es bien jolie dans un divin sourire
passent les années dures et grises à servir
une vie de peine et si peu de plaisir
mais ce trouble la brûle en ses souvenirs
Elle y pense encore et encore et toujours
Les violons, le décor et ses mots de velours
Son parfum, ses dents blanches, les moindres détails
En prenant son verre auprès d´elle il se
penche
Lui glisse à l´oreille en lui frôlant la hanche
Juste quatre mots, le trouble d´une vie
Juste quatre mots qu´aussitôt il oublie
Elle y pense encore et encore et toujours.
IL CHANGEAIT LA VIE
(J. J.
Goldman)
C´ était un cordonnier, sans rien de particulier
Dans un village dont le nom m´a échappé
Qui faisait des souliers si jolis, si légers
Que nos vies semblaient un peu moins lourdes à porter
Il y mettait du temps du talent et du coeur
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures
Et loin des beaux discours , des grandes théories
À sa tâche chaque jour on pouvait dire de lui
Il changeait la vie
C´était un professeur, un simple professeur
Qui pensait que savoir était un grand trésor
Que tous les moins que rien n´avaient pour s´en sortir
Que l´école et le droit qu ´a chacun de s´instruire
Il y mettait du temps du talent et du coeur
Ainsi passait sa vvie au milieu de nos heures
Et loin des baeaux disccours, des grandes théories
À sa tâche chaque jour on pouvait dire de lui
Il changeait la vie.
C´était qu´un petit bonhomme, rien
qu´un tout petit bonhomme
Malhabile et rêveur, un peu loupé en somme
Se croyant inutile, banni des autres hommes
Il pleurait sur son saxophone
Il y mit tant de temps, de larmes et de douleur
Les rêves de sa vie, les prisons de son coeur
Et loin des beaux discours, des grandes théories
Inspiré jour après jour de son souffle et de ses cris
Il changeait la vie.
TOUS LES GARÇONS ET LES FILLES DE MON ÂGE
(Françoise Hardy)
Tous les garçons et les filles de mon âge
Se promènent dans la rue deux par deux
Tous les garçons et les filles de mon âge
Savent bien ce que c´est d´être heureux
Et les yeux dans les yeux
Et les mains dans les mains
Ils s´en vont amoureux
Sans peur du lendemain
Oui mais moi je vais seule
Dans les rues l´âme en peine
Car personne ne m´aime
Mes jours comme mes nuits
Sont en tout point pareils
Sans joie et pleins d´ennui
Personne ne murmure je t´aime à mon oreille
Tous les garçons et les filles de mon âge
Font ensemble des projets d´avenir
Tous les garçons et les filles de mon âge
savent bien ce qu´ aimer veut dire
Mes jours comme mes nuits
Sont en tout point pareils
Sans joie et pleins d´ennui
Quand donc pour moi brillera le soleil?
Comme les garçons et les filles de mon âge
Connaîtrai-je bientôt ce que c´est l´amour?
Comme les garçons et les filles de mon âge
Je me demande quand viendra le jour
Où mes yeux dans ses yeux
Et ma main dans sa main
J´aurai le coeur heureux
Sans peur du lendemain
Le jour où je n´aurai plus du tout
L´âme en peine
Le jour où moi aussi
J´aurai quelqu´un qui m´aime.
QUE SERAIS-JE SANS TOI …
(Jean
FERRAT) chante Louis ARAGON
(1.879-1.982)
Que serais-je sans toi
Qui vint à ma rencontre
Que serais-je sans toi
Qu´un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée
Au cadran de la montre
Que serais-je sans toi
Que ce balbutiement
J´ai tout appris de toi
Sur les choses humaines
Et je vis désormais
Le monde à ta façon
J´ai tout appris de toi
Comme on boit des fontaines
Comme on lit dans le ciel
Les étoiles lointaines
Comme un passant qui chante
On apprend sa chanson
J´ai tout appris de toi
Jusqu´au sens du frisson
J´ai tout appris de toi
Pour ce qui me concerne
Qu´il fait jour à midi
Qu´un ciel peut être bleu
Que le bonheur n´est pas
Un quinquet de taverne
Tu m´as pris par la main
Dans cet enfer moderne
Où l´homme ne sait plus
Ce que c´est qu´être deux
Tu m´as pris par la main
Comme un amant heureux
Qui parle de bonheur
A souvent les yeux tristes
N´est-ce pas un sanglot
De la déconvenue
Une corde brisée
Aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis
Que le bonheur existe
Ailleurs que dans les rêves
Ailleurs que dans les nuits
Terre, terre, voici
Ces rares inconnus.
Dans mon HLM
Paroles et musique de Renaud
Séchan. 1980
|
Au
rez-de-chaussée, dans mon HLM,
Y´a une espèce de barbouze
Qui surveille les entrées,
Qui tire sur tout ce qui bouge,
Surtout si c´est bronzé,
passe ses nuits dans les caves
Avec son Beretta,
traque les mômes qui chouravent
Le pinard aux bourgeois.
Y s´y recrée l´Indochine
Dans sa petite vie d´peigne-cul.
Sa femme sort pas d´ la cuisine,
sinon y cogne dessus.
Íl est tellement givré
Que même dans la Légion
Z´ont fini par le j´ter,
C´est vous dire s´il et con!
Putain,
c´qu´il est blême, mon HLM
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!
Au
premier, dans mon HLM,
Y´a l´jeune cadre dynamique,
Costard en alpaga,
C´lui qu´a payé vingt briques
Son deux-pièces-plus-logia.
Il en a chié vingt ans
Pour en arriver là,
Maintenant il est content
Mais y parle de s´casser.
Toute façon, y peut pas,
Y lui reste à payer
Le lave-vaisselle, la télé,
Et la sciure pour ses chats,
Parc´que naturellement
C´bon contribuable centriste,
Il n´aime pas les enfants,
C´et vous dire s´il est triste!
Putain,
c´qu´il est blême, mon HLM
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!
Au
deuxième, dans mn HLM,
Y´a une bande d´allumés
Qui vivent à six ou huit
Dans soixante mètres carrés,
Y´a tout le temps de la musique.
Des anciens d´soixante-huit,
Y´en a un qu´est chômeur,
Y´en a un qu´est instit,
Y´en a une, c´est ma soeur.
Y vivent comme ça, relax,
Y´a des mat´las par terre,
Les voisins sont furax,
´font un boucan d´enfer.
Y payent jamais leur loyer,
Quand les huissiers déboulent,
Y z´écrivent à Libé
C´est vous dire s´y sont cools!
Putain,
c´qu´il est blême, mon HLM
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime! |
Au
troisième, dans mon HLM,
Y´a l´espèce de conasse,
Celle qui bosse dans la pub,
L´hiver à Avoriaz,
le mois d´juillet au Club.
Comme toutes les décolorées,
Elle a sa Mini-Cooper,
Elle allume tout le quartier
Quand elle sort son cocker.
Aux manifs des gonzesses,
Elle est au premier rang
Mais elle veut pas d´enfants
Parc´que ça fait vieillir,
Ça ramollit les fesses
Et pi ça fout des rides,
Elle l´a lu dans l´Express,
C´est vous dire si elle lit.
Putain,
c´qu´il est blême, mon HLM
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!
Au quatrième, dans mon HLM,
Y´a celui qu´les voisins
Appellent “le communiste”,
Même qu´ ça lui plaît pas bien,
Y dit qu´il est trotskiste!
J´ai jamais bien pigé
La différence profonde,
Y pourrait m´expliquer
Mais ça prendrait des plombes.
Depuis sa pétition,
y´a trois ans, pour l´Chili,
Tout l´immeuble le soupçonne
À chaque nouveau graffiti,
n´empêche que “Mort aux cons”
Dans la cage de l´escalier,
c´est moi qui l´ai marqué,
c´est vous dire si j´ai raison!
Putain,
c´qu´il est blême, mon HLM
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!
Pi
y´a aussi, dans mon HLM,
Un nouveau romantique,
un ancien combattant,
Un loubard, et un flic
Qui s´balade en survêtement,
Y fait chaque jour son jogging
Avec son berger all´mand,
De la cave au parking,
C´est vachement enrichissant.
Quand j´en ai marre de ces braves gens
J´fais un saut au huitième
Pour construire un moment
´vec ma copine Germaine,
un monde rempli d´enfants.
Et quand le jour se lève
on se quitte en y croyant,
c´est vous dire si on rêve.
Putain,
c´qu´il est blême, mon HLM
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime! |
ÉCOUTEZ -MOI, LES GAVROCHES
RENAUD
Pour toutes les fleurs du béton, pour tous les gamins de Paris,
J 'ai composé cette chanson pour éclairer leurs sombres
nuits.
Pour ceux qui vivent sur le bitume, qui n'ont jamais
vu le gazon,
qui ne connaissent que la brume, qui n'ont qu'un ciel gris pour plafond.
Écoutez-moi, les gavroches, vous les enfants
de la ville:
non, Paris n'est pas si moche, ne pensez plus à l'an 2000.
Ouvrez vos yeux pleins d'innocence sur un Paris qui
vit encore,
et qui fera de votre enfance le plus merveilleux des décors.
Voyez plus loin que l'horizon, le temps n'a pas tout
démoli,
les rues sont pleines de chansons, les murs ne sont pas toujours gris.
Écoutez- moi...
Traînez vos vies dans les ruelles, dans les vieux
bistrots, dans les cours,
et sur les pavés éternels qui n'ont pas quitté
les faubourgs.
Allez respirer sur la Butte tous les parfums de la Commune,
souvenirs de Paris qui lutte et qui pleure parfois sous la lune.
Écoutez-moi ...
GAVROCHE
“Les Misérables” de V.
HUGO, musique de Cl. M. SCHONBERG
Je suis tombé par terre
C´est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau
C´est la faute à Rousseau
Je ne suis pas notaire
C´est la faute à Voltaire
Je suis petit oiseau
C´est la faute à Rousseau
Il est tombé par terre
C´est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau
C´est la faute à Rousseau
Si tu n´es pas notaire
C´est la faute à Voltaire
Si tu es petit oiseau
C´est la faute à Rousseau
Je suis tombé par terre
Mais je ne sais pas comment
Je n´ai ni père ni mère
Qui me reconnaissent leur enfant
Je me suis fait une famille
Avec ceux qui n´en ont pas
joyeux truands des villes
Avec un coeur gros comme ça
J´ai mauvais caractère
C´est la faute à Voltaire
Misère est mon trousseau
C´est la faute à Rousseau
Je suis un va-nu-pieds
Mais nu le pied va quand-même
Je prends ce qui me plaît
Pour payer pas de problème
Je fais des pieds-de-nez
Aux marchands et à leurs dames
Et pour me rattraper
Il leur faut plus d´un gendarme
On me connaît partout
De Clignancourt à Belleville
Je suis aimé partout
Sauf par les sergents de ville
Je vis de ce qui vient
Et de ce qui ne vient pas
Sans savoir à l´avance
Le menu du prochain répas
Misère est mon trousseau
C´est la faute à Rousseau
Elle est à Nanterre
C´est la faute à Voltaire
Elle est à Pallisot
C´est la faute à Rousseau
Si tu n´es pas notaire…
Nager dans les eaux troubles
Des lendemains
Attendre ici la fin
Flotter dans l´ air trop lourd
Du presque rien
À qui tendre la main
Si je dois tomber de haut
Que ma chute soit lente
Je n´ai trouvé de repos
Que dans l´indifférence
Pourtant, je voudrais retrouver
Línnocence
Mais rien n´a de sens,
Et rien ne va
Tout est chaos
À côté
Tous mes idéaux: des mots
Abîmés…
Je cherche une âme, qui
Pourra m´aider
Je suis
D´une génération désenchantée,
Désenchantée
Qui pourrait m´empêcher
De tout entendre
Quand la raison s´effondre
À quel sein se vouer
Qui peut prétendre
Nous bercer dans son ventre
Si la mort est u mystère
La vie n´a rien de tendre
Si le ciel a un enfer
Le ciel peut bien m´attendre
Dis-moi
Dans ces vents contraires
Comment s´y prendre
Plus rien n´a de sens, plus rien ne va.
Mon coeur résiste encore
(Kate Ryan)
Suis ton coeur, suis ton étoile
Sois plus fort, va jusqu´au bout
La route est longue mais pleine d´espoir
Vens me dire enfin que tu ´aimes
Sèche mes larmes, sauve notre histoire
Sois plus fort, va jusqu´au bout
Écoute mon âme et pense à moi
 ces souvenirs qui nous retiennent
Suis ton coeur, suis ton étoile
Sois plus fort, va jusqu´au bout
Dis-moi que tu m´aimes, brisons les chaînes
Sans mentir car mon coeur résiste encore
Suis ton coeur, suis ton étoile
Sois plus fort, va jusqu´au bout
Tout nous sépare depuis des mois
Viens me dire enfin que tu m´aimes
Rejoins- moi, ravive ma flamme
Ton sourire, ton regard doux
Sont comme de l´or au fond de moi
Dis-moi que tu m´aimes, brisons les chaînes
Sans mentir car mon coeur résiste encore
Car tu sais que nous avons toute la vie
Suis ton coeur, suis ton étoile
La route est longue mais pleine d´espoir
Les restos du coeur (Les enfoirés)
Paroles et musique de JJ
Goldman, en mémoire de Coluche
Moi, je file un rancard
À ceux qui n´ont plus rien
Sans idéologie, discours ou baratin
On vos promettra pas
Les toujours du grand soir
Mais juste pour l´hiver
À manger et à boire
À tous les recalés de l´âge et du chômage
les privés du gâteau
Les exclus du partage
Si nous pensons à vous,
c´est en fait égoïste
Demain, nos noms, peut-être
Grossiront la liste.
Aujourd´hui, on n´a plus le droit
Ni d´avoir faim ni d´avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi
Je te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les restos du coeur
Aujourd´hui, on n´a plus le droit
Ni d´avoir faim ni d´avoir froid
Autrefois on gardait toujours une place à table
Une chaise, une soupe, un coin dans l´étable
Aujourd´hui nos paupières et nos portes sont closes
Les autres sont toujours, toujours en overdose
J´ai pas de mauvaise conscience
Ça m´empêche pas de dormir
Mais pour tout dire,
Ça me gâche un peu le goût de mes plaisirs
C´est pas vraiment ma faute
S´il y en a qui ont faim
Mais ça le deviendrait,
Si on n´y change rien.
(Refrain)
J´ai pas de solution pour te changer la vie
Mais si je peux t´aider quelques heures,
Allons-y
Il y a bien d´autres misères,
trop pour un inventaire
Mais ça se passe ici, ici et
Aujourd´hui.
Ceux qui n´ont rien
(Patricia Kaas)
Paroles de Didier
Barbelivien/ Musique de François Bernheim
Quand t´as laissé de ta jeunesse
Derrière les barreaux d´une prison
Parce que t´avais eu de la tendresse
Pour une bagnole ou un blouson
Quand t´as laissé passer ta chance
Ou qu´elle ne t´a pas reconnue
Tu te retrouves en état d´urgence
Au bureau des objets perdus
Moi qui connais le gris
Des couleurs de la nuit
Laissez moi chanter
Pour ceux qui n´ont rien
Laissez moi penser
Qu´ y a toujours quelquún
Qui cherche à donner
Quelque chose de bien
Qui cherche à couper
Les cartes du destin
Quand t´as regardé passer ta vie
Avec l´impression d´être en faute
Tu t´ demandes pas si t´as envie
De vouloir être quelqu´un d´autre
Quand t´as regardé toutes ces vitrines
Avec tes mains derrière ton dos
Même si demain t´es James Dean
T´auras l´impression d´être à zéro
Moi qui connais le bleu
Des matins malheureux
Laissez moi chanter
Pour ceux qui n´ont rien
Laissez moi penser qu´y a toujours quelqu´un
Qui cherche à donner
Quelque chose de bien
Qui cherche à couper
Les cartes du destin
Laissez moi chanter
Y´en a qui élèvent des goses au
fond d´un H.L.M.
Y´en a qui roulent leur bosse du Brésil en Ukraine
Y´en a qui font la noce du côté d´Angoulême
Y´en a même qui militent dans la rue avec tracts et banderoles
Y´en a qui en peuvent plus de jouer les sex symbols
Y´en a qui vendent l´amour au fond de leur bagnole
Mademoiselle chante le blues
Soyez pas trop jalouses
Mademoiselle boit du rouge
Mademoiselle chante le blues
Y´en a huit heures par jour qui tapent sur des
machines
Y´en a qui font la cour masculine, féminine
Y´en a qui lèchent les bottes comme on lèche des
vitrines
Et y´en a même qui font du cinéma qu´on appelle
Marilyn
Mais Marilyn Dubois s´ra jamais Norma Jean
Faut pas croire que l´ talent c´est tout c´qu´on
s´imagine
Mademoiselle chante le blues
Soyez pas trop jalouses
Mademoiselle boit du rouge
Mademoiselle chante le blues
Ellea du gospel dans la voix et elle y croit
Y´en a qui s´font bonne soeur, avocate,
pharmacienne
Y´en a qui ont tout dit quand elles ont dit je t´aime
Y´en a qui sont vieilles filles du côté d´angoulême
Y´en a même qui jouent femmes libérées
P´tit joint et gardénal qui mélangent vie en rose
et image d´Épinal
Qui veulent se faire du bien sans jamais se faire du mal.
Mon mec à moi.
(Patricia Kaas)
Il joue avec mon coeur
Il triche avec ma vie
Il dit des mots menteurs
Et je crois tout ce qu´il dit
Les chansons qu´il me chante
Les rêves qu´il fait pour deux
C´est comme les bonbons menthe
Ça fait du bien quand il pleut
Je me raconte des histoires
En écoutant sa voix
C´est pas vrai ces histoires
Mais moi j´y crois
Mon mec à moi
Il me parle d´aventures
Et quand elles brillent dans ses yeux
Je pourrais y passer la nuit
Il parle d´amour
Comme il parle des voitures
Et moi je le suis où il veut
Tellement je crois tout ce qu´il me dit
(bis)
oh, oui, mon mec à moi
sa façon d´être à moi
sans jamais dire je t´aime
c´est rien que du cinéma
mais c´est du pareil au même
ce film en noir et blanc qu´il m´a joué deux cent
fois
c´est Gabin et Morgan
enfin ça ressemble à tout ça
je me raconte des histoires
des scénarios chinois
c´est pas vrai ces histoires
mais moi j´y crois
Il est arrivé
Par un matin de mai
Et du premier jour
J'ai su que je l'aimais
Vous allez sourire
Il m'a semblé que j'avais
Du soleil au cœur
Du soleil au cœur
C'était lui
Qui brillait dans ma vie
Le temps a passé
Si bien que je ne sais
Si on s'est connus
Un jour ou une année
Mais je peux vous dire
Que j'ai encore aujourd'hui
Du soleil au cœur
Du soleil au cœur
Comme au jour
De notre premier jour
Je me dis souvent
Pour combien de temps
Encore un moment
Ou cent mille ans
Tant que je vivrai
Jamais je n'oublierai
L'émerveillement
De ce matin de mai
Tout au fond de moi
Je sais que j'aurai toujours
Du soleil au cœur
Du soleil au cœur
Quand mon cœur
Un jour s'arrêtera
Moi, Lolita
(Alizée)
Moi je m´appelle Lolita
Lo ou bien Lola
Du pareil au même
Moi je m´appelle Lolita
Quand je rêve aux loups
c´est Lola qui saigne
Quand fourche ma langue, j´ai là
Un fou rire aussi fou
Qu´un phénomène
Je m´appelle Lolita
Lo de vie, lo aux amours diluviennes
Moi je m´appelle Lolita
Collégienne aux bas
Bleus de méthylène
Moi je m´appelle Lolita
coléreuse et pas
mi-coton, mi-laine
motus et bouche qui ne dis pas
à maman que je
suis un phénomène
je m´appelle Lolita
lo de vie, lo aux amours diluviennes
C´est pas ma faute
Et quand je donne ma langue aux chats
Je vois les autres
Tout prêts à se jeter sur moi
C´est pas ma faute à moi
Si j´entends tout autour de moi
Hello, helli, t´es A (L.O.L.I.T.A.)
Moi Lolita.
QUELQU´UN M´A DIT
(Carla Bruni)
On me dit que nos vies ne valent pas grand chose,
Elles passent en un instant comme fanent les roses.
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos chagrins il s'en fait des manteaux
Pourtant quelqu'un m'a dit...
{Refrain:}
Que tu m'aimais encore,
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore.
Serais ce possible alors ?
On me dit que le destin se moque bien de nous
Qu'il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout
Parait qu'le bonheur est à portée de main,
Alors on tend la main et on se retrouve fou
Pourtant quelqu'un m'a dit ...
{au refrain}
Mais qui est ce qui m'a dit que toujours tu m'aimais?
Je ne me souviens plus c'était tard dans la nuit,
J'entend encore la voix, mais je ne vois plus les traits
"Il vous aime, c'est secret, lui dites pas que j'vous l'ai dit"
Tu vois quelqu'un m'a dit...
Que tu m'aimais encore, me l'a t'on vraiment dit...
Que tu m'aimais encore, serais ce possible alors ?
On me dit que nos vies ne valent pas grand chose,
Elles passent en un instant comme fanent les roses
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos tristesses il s'en fait des manteaux,
Pourtant quelqu'un m'a dit que...
{au refrain}
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